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7.3.11

Le Mystère de la chambre jaune, et Le Parfum de la dame en noir, de Gaston Leroux

J'avoue qu'avant de pouvoir les écouter, je n'avais jamais envisagé de consacrer du temps aux livres de Monsieur Leroux. Mais puisque les livres lus m'ont permis de retrouver le temps de dévorer les pages, pourquoi pas ?

Et j'avoue que j'ai beaucoup aimé. Ces polars du début du XXème siècle qui prennent le temps de décrire les lieux de l'intrigue, et surtout d'analyser la psychologie de leurs personnages, sont tout à fait plaisants. On est tenu en haleine par l'intrigue, une jeune femme victime d'un meurtre dans une chambre fermée de l'intérieur, où le génie de l'auteur laisse planer le doute du fantastique, avant de dévoiler, peu à peu, que tout est parfaitement explicable sans surnaturel aucun, à condition bien sûr d'avoir l'implacable logique de Rouletabille, et son opiniâtreté à découvrir la vérité.

On soupçonne à la fin du roman qu'il a de bonnes raisons d'avoir voulu comprendre, et de protéger Mathilde Stangerson. Le narrateur nous laisse entendre que la suite pourra être découverte dans Le Parfum de la dame en noir, où l'abominable criminel refera surface, et où l'on en apprendra un peu plus sur Joseph Rouletabille, reporter du quotidien l'Époque, mais surtout fin limier. Je n'ai eu de cesse, une fois fini Le Mystère de la chambre jaune, de retrouver les personnages pour connaître la suite de leurs aventures.

Mais voilà : si Le Mystère de la chambre jaune était proposé par Litterature audio.com, lu par René Depasse, la suite n'y était pas. J'allais me résoudre à la lire de mes propres yeux, lorsque, grâce à Wikisource, j'ai trouvé une version audio du Parfum de la dame en noir, lu par Mà sur Bibliboom.

Edit du 9 mars : hum, il doit y avoir des correspondances télépathiques entre Monsieur Depasse et moi, car je vois ce matin qu'il vient de publier sa lecture du Parfum de la dame en noir, que je n'ai pas écoutée, mais qui vous permet, si vous le préférez, de rester avec le même lecteur pour les deux titres.

De quoi passer quelques bonnes soirées bien délassantes après des journées de travail toujours très bien remplies pour ce qui me concerne. Merci aux lecteurs !

27.11.10

Un scandale en Bohème, d'Arthur Conan Doyle

Il suffit de quelques écoutes pour prendre définitivement goût à la littérature audio : se faire raconter les histoires, c'est vraiment bien !

Sherlock Holmes, je n'en suis pas une fanatique. J'ai lu mon tout premier grâce à mon livrel, qui m'offrait l'occasion de combler une lacune de ma culture littéraire : il faut en avoir lu au moins un, ne serait-ce que pour se faire sa propre opinion.

L'envie de lire Un scandale en Bohème m'a aussi été inspirée par Pérez-Reverte, dont le Club Dumas est farci de références à divers "classiques" de la littérature européenne, et qui a attisé ma curiosité pour plusieurs ouvrages, dont celui-ci. Je voulais savoir qui était cette Irène Adler, qui avait réussi à damer le pion du brillant Sherlock Holmes, et à susciter chez cet homme rien moins que sentimental une admiration à peine voilée pour une  - la seule semble-t-il - représentante de la gent féminine.

Il y a quelques temps déjà, j'ai trouvé le texte, sans doute sur eBooks libres et gratuits, qui est une de mes sources favorites. Comme j'ai peu de temps pour lire en ce moment, du moins pour lire des romans, il était toujours dans ma PAL. Et puis j'ai commencé à explorer Litterature audio.com. Pas de chance, l'autre jour, ce titre là n'y était pas, alors que bon nombre de Sherlock Holmes y sont proposés. Mais hier soir, alors que je partais en chasse de ce que j'allais me faire lire avant d'aller dormir, je l'ai vu, dans la liste des nouvelles parutions du site (dont vous pouvez trouver le flux RSS en bas à droite de ce blog).

Un scandale en Bohème est lu par René Depasse, un donneur de voix très généreux qui a déjà enregistré près de 700 ouvrages (le chiffre laisse pantois, tout comme la régularité avec laquelle il publie de nouvelles lectures). Monsieur Depasse n'est pas seulement prolixe, il a aussi une façon bien à lui de lire Conan Doyle, affectant Sherlock Holmes d'un délicieux accent britannique qui ajoute au charme de l'audition.

Et l'histoire est en effet savoureuse. Sherlock Holmes est sollicité par une tête couronnée pour essayer de récupérer une photo compromettante, prise en compagnie de cette fameuse Laure Adler, actrice et séductrice hors pair... mais sans doute un peu trop voyante pour la réputation d'un souverain. Sherlock Holmes entraîne Watson dans un ingénieux dispositif destiné à piéger la jeune femme... qui fera pourtant long feu... Si vous avez une heure un quart devant vous, n'hésitez pas, c'est un bon moment de lecture.

27.6.10

Le chien des Baskerville, d'Arthur Conan Doyle

Un des effets de la liseuse : j'ai lu mon premier Sherlock Holmes. Comme je ne suis pas certaine d'en lire beaucoup, j'ai tout de suite démarré sur, sans doute, le plus connu, et le plus salué par les amateurs : Le chien des Baskerville.

Réputé effrayant et un peu surréaliste, il apparaît représentatif des méthodes d'investigation du célèbre détective britannique.
Pour le caractère effrayant, il faut bien dire que les polars contemporains, pour le peu que j'en lis, me donnent plus souvent la chair de poule. Plus amusant et distrayant qu'autre chose, Sherlock Holmes selon moi vaut surtout par son son caractère délicieusement désuet et britannique.

Je pense que je lirai Un scandale en Bohème, à cause d'Irène Adler, qui est le pseudonyme d'un personnage de Club Dumas, délicieux roman de Perez Reverte rempli de références littéraires...

Je ne sais plus à quand remonte ma lecture, je vous l'ai dit, c'est l'anarchie dans ce blog... Mais j'essaie de me remettre à jour, et à l'approche des vacances estivales, il m'a semblé que c'était une bonne idée de parler de lectures distrayantes pour se mettre les neurones en vacances...

Vous pouvez trouver la quasi totalité des aventures de Sherlock Holmes sur le site eBooks libres et gratuits, pour alimenter votre liseuse ou votre écran d'ordinateurs : les livres sont disponibles en différents formats.

Pas de référence aux critiques d'autres lecteurs, il y en a tellement que vous les trouverez parfaitement tous seuls, mais je vous invite à lire la page Wikipedia consacrée à Sherlock Holmes, notamment parce que l'engouement du public pour ce personnage est tout à fait étonnant. Il a obligé l'auteur à ressusciter son héros, qu'il avait fait mourir dans Le Problème final, et généré la création de clubs dédiés au fameux détective, dont certains prétendent qu'il a réellement existé.

Bref une sorte de "curiosité littéraire", qui, ne serait-ce que pour ça, mérite au moins la lecture d'une des aventures.

25.6.10

Le Prédicateur, de Camilla Läckberg

Je vous avais prévenus, j'ai acheté le coffret de trois livres de la jolie Camilla : il fallait donc s'attendre à voir tomber les billets sur les deux livres suivants.

Le Prédicateur, je l'ai lu quasiment dans la foulée de La Princesse des Glaces. Mais je n'avais pas eu le temps, le courage, l'envie ? de faire un petit compte rendu de ma lecture...

Il faut dire que j'ai moins aimé que le premier. D'abord parce que moi qui ne suis pas douée pour découvrir le coupable dans les romans policiers, j'ai tout de suite flairé de quoi il retournait. Adieu donc le plaisir de se trouver pris de court lorsque l'auteur dénoue l'intrigue, je me suis juste dit "zut, elle n'a pas plus d'imagination que moi".

Ensuite, j'ai trouvé les crimes et leurs descriptions plus morbides que dans le premier. Et bon, disons qu'en ce moment, je n'ai pas besoin de lire des romans pour avoir des idées morbides... T'as qu'à pas lire des polars, me direz-vous... et c'est peut-être vrai. Mais passons.

Enfin, et ce sera mon dernier grief (mais j'ai déjà bien chargé la barque), dans cette nouvelle aventure d'Erica Falk, ben justement, Erica ne participe pas beaucoup à l'enquête. Et pour cause : elle est enceinte, et accablée par la canicule qui sévit pendant toute la durée du roman. Alors si on est ravi de savoir que son histoire d'amour avec le sympathique enquêteur Patrik Hedström a bien tourné, ça rend son personnage nettement moins intéressant dans ce roman.

Moralité : j'ai pour le moment laissé dormir dans son coffret le troisième titre qu'il contient, Le tailleur de pierres. Peut-être que la lecture d'une critique positive me donnera l'envie de l'en ressortir... ou un dimanche de pluie où j'aurai déjà épuisé tous les livres de ma bibliothèque (ce qui n'est pas demain la veille, même si je réfrène désormais mes envies d'achat pour cause de bibliothèque débordante et de manque de temps pour lire tout ce qui me tente).

Cuneipage est plus indulgente que moi (donc peut-être étais-je dans de mauvaises dispositions), mais pas les petites chroniques de Saint Sulpice, qui dit à peu près la même chose que moi.

Je vous laisse faire votre marché pour trouver d'autres critiques via votre moteur de recherche préféré : vous en trouverez à foison, positives ou négatives, la mayonnaise commerciale du "polar suédois" ayant bien pris en France...

19.6.10

Sous les vents de Neptune, de Fred Vargas

Toujours aussi peu assidue sur ce blog... Ce qui ne veut pas dire que je ne lis pas, même si je ne consacre pas énormément de temps aux livres en ce moment...
Et toujours aussi anarchique dans mes lectures... enfin en réalité pas tant que ça : après un ouvrage bien sérieux en relation avec ma réflexion de citoyenne et mes missions professionnelles, je passe sans transition à de la pure détente.

Comme vous l'aurez sans doute remarqué (si toutefois j'ai encore des lecteurs réguliers en dépit de mes propres irrégularités), le polar a récemment pris davantage de place dans mes lectures. Parce que c'est distrayant et que j'ai besoin d'être distraite...

Ce fut donc l'occasion de me plonger dans un livre qui attendait sagement sur mes étagères depuis un bon moment, acheté si je m'en souviens bien à la FNAC un jour que je trainais dans le rayon "polars", parce que j'avais lu ou entendu du bien de Fred Vargas. Ce n'était ma foi pas usurpé.

J'ai fait la connaissance du commissaire Adamsberg, qui se trouve dans cet opus confronté à son passé, mais aussi à celui de son frère, à ses fantômes, mais aussi à la police scientifique canadienne, chez qui toute son équipe va faire un petit stage pour y découvrir toutes les techniques de pointe qu'elle utilise.

J'ai bien aimé le caractère parfois quasi fantastique de l'intrigue, ses invraisemblances, essentiellement liées à la perception du héros, émotionnellement perturbé par ce qui lui arrive, et pour la plupart dénouées au fil de la résolution de l'énigme. La personnalité d'Adamsberg est plutôt sympathique, sans doute parce qu'assez loufoque et peu conventionnelle tout en étant profondément humaine (donc très imparfaite), et on souffre pour lui de le voir emberlificoté dans une histoire qui risque de lui coûter sa carrière, sa raison, et peut-être sa vie même, les perspectives de se sortir de ce guêpier apparaissant assez minces pendant presque tout le roman.
Et bien évidemment, moi qui aime le Québec, les Québécois, et leur savoureuse manière d'accommoder la langue française, je me suis régalée du langage des flics canadiens.

Bref, si comme moi vous ne connaissez pas encore Vargas et que vous cherchez un bon polar, je crois que c'est une valeur sûre... et donc sans doute un bon plan à prévoir pour sa valise de vacances, d'autant que si le temps pourri continue de la sorte tout l'été, il sera indispensable d'avoir une provision de bonnes et distrayantes lectures pour se consoler de la baignade interdite et des randonnées gâchées par le froid et la pluie.

La petite recherche que je fais toujours après rédaction de mon billet sur un livre - assez superficielle ceci dit car il y a maintenant tant de choses sur le web que ça prendrait plus de temps pour lire tous les commentaires sur ce livre que le livre lui-même - réserve quelques surprises.

Deux lectrices québécoises relèvent de nombreuses inexactitudes et incohérences dans la restitution du "parler québécois" : Abeille, qui avait lu le billet de Karine, sur lequel je suis tombée aussi, en cliquant un peu au hasard sur les liens remontés par le moteur de recherche. Bien française, je ne suis pas bon juge, et je leur fais confiance. Je reconnais que je n'avais pas entendu la plupart de ces expressions lors de mes deux visites au Québec, et que vous ne les retrouveriez pas dans mes carnets de bord (1997 et 1999), où j'avais pris soin de relever le vocabulaire nouveau pour moi. Ceci dit, même si en d'autres circonstances je suis très attachée à l'exactitude, dans un roman policier, seule la vraisemblance m'importe... et d'ailleurs même les Québécoises ont bien ri, alors...

Aurore, qui a publié son billet il y a quelques jours, a bien aimé, Emilie aussi. Sur fluctuat.net, la critique de Sébastien est plus sévère... mais la note globale attribuée par les lecteurs est de 4/5. Il ne vous reste plus qu'à lire pour décerner la vôtre ! Le billet de Patrick sur Pol'art noir est plus lapidaire, mais vous y trouverez les critiques d'autres lecteurs, et une liste de livres du même auteur chroniqués sur le même site.

Pour en savoir plus sur Fred Vargas, vous pouvez lire sa page Wikipedia, où Sous les vents de Neptune a également sa propre page.

11.3.10

La Princesse des glaces, de Camilla Läckberg

Quand je suis trop épuisée pour lire des choses sérieuses et que j'ai besoin de me vider la tête, je choisis un polar. J'en lis peu à vrai dire, et ne suis donc pas du tout une critique pointue en la matière, je ne parle que de mon plaisir de lecture... comme la plupart du temps ici d'ailleurs !

Les polars de Camilla Läckberg me tentaient depuis quelques temps : Actes Sud reste l'un de mes éditeurs préférés, je crois que je le dis tout le temps. Comme tout le monde, après la lecture de Millenium, j'étais prête à découvrir d'autres polars suédois. Et un "Grand prix de la littérature policière" avait tout pour achever de me convaincre.

Donc je n'y suis pas allée du bout de l'orteil, j'ai carrément acheté le coffret des trois titres qui ont été traduits en français. Mais concentrons nous pour le moment sur le premier volume.

Commençons par le "pitch" (paraît qu'on dit comme ça maintenant...) : dans une petite cité balnéaire à l'Ouest de la Suède, Fjällbacka, une belle jeune femme est retrouvée morte dans sa baignoire, les poignets tailladés, et le corps littéralement pris dans les glaces. Il se trouve que c'est une amie d'enfance d'Erica Falk, auteur de biographies. La jeune femme va donc activement participer à l'enquête policière menée par Patrik Hedström.

L'enquête est bien menée, pleine de rebondissements, et le suspens bien entretenu par une excellente technique rédactionnelle (dont l'auteur explique d'ailleurs les clefs dans une petite brochure offerte avec le coffret, et qui pourrait laisser penser que tout le monde pourrait écrire de passionnants polars... ce que je ne crois pas une demi seconde). Le dénouement est inattendu, tout en restant plausible : rien à dire donc sur le plan de l'intrigue policière.

Mais je crois que mon plaisir de lecture a surtout été alimenté par l'immersion dans la vie des personnages et de l'ancien village de pêcheurs transformée en cité touristique. Tout cela est bien campé et tout à fait crédible, et d'autant plus dépaysant, ce qui était exactement mon but.

Vu le nombre de résultats qui sortent lorsqu'on injecte le titre du livre dans un moteur de recherche, je ne suis pas la seule à l'avoir lu ;-) Mais, à ma grande surprise, tout le monde n'a pas aimé. Alors, une fois n'est pas coutume, je commence par deux critiques négatives, chez des livres et tout et sa camarade Amanda Meyre, qui vous propose d'ailleurs des liens vers d'autres critiques.

Mais Dany Neuman du Cercle noir a aimé, et la plupart des commentateurs de Critiques libres aussi.

Mais on ne va pas se prendre la tête pour un polar, hein ? c'est juste pour se détendre, et selon moi, ça le fait ;-)

24.3.08

La reine dans le palais des courants d'air, de Stieg Larsson (Millenium 3)

Week-end prolongé, et décision de lever un peu le pied : voici enfin trouvé le temps de terminer la trilogie de M. Larsson.

Un piège : quand on s'y colle, on ne peut plus le lâcher. Les péripéties s'enchaînent sans laisser le temps au lecteur de poser le livre : on veut toujours savoir la suite. D'ailleurs, c'est fait pour être lu d'une traite : avec toutes les informations chargées en mémoire vive, on peut suivre le rythme sans être obligé de revenir en arrière pour se souvenir de tel ou tel personnage. Les quelques éléments rappelés par l'auteur lorsqu'il remet en scène des figures passées au second plan suffit pour situer les choses .

Invraisemblable sur bien des points (mais ça fait partie du plaisir, si on ne parlait que de personnages ordinaires dans la vie de tous les jours, ce ne serait pas aussi palpitant), mais bien construit et articulé autour d'une intrigue dont tous les fils seront dénouées de manière cohérente à la fin de la trilogie, Millenium est résolument une excellente lecture de détente.

J'ai lu ici ou là sur quelques blog que l'écriture n'était pas particulièrement ciselée, ce qui est vrai. Mais elle est alerte, enlevée, imagée, elle donne à voir avec toute la précision requise, et après tout, c'est un polar, et on attend surtout une histoire qui nous tienne en haleine. Et là, personne ne peut contester que c'est réussi. Les personnages centraux sont tout à fait attachants, et on regrette de les laisser en refermant la dernière page. Tant pis si les "méchants" sont parfois caricaturaux à force d'être des ordures : en réalité, on est ravi de les détester aussi fort que Lisbeth, ou de manière aussi argumentée que Mikael, et on se régale de les voir anéantis avec énergie et intelligence. Oui, beaucoup d'énergie dans cette trilogie, et ça fait aussi partie du plaisir. On s'est détendu, mais sans se ramollir.

Tiens, amusant, en ajoutant une image de la couverture, je m'aperçois que sur le net, la couverture porte le titre "La reine du palais des courants d'air", mais pour l'exemplaire posé sur mon bureau, c'est bien "La reine dans le palais des courants d'air", et je ne change donc pas le titre de mon billet.

Camille et Emeraude sont restées séduites jusqu'à la fin, même si chacune a parfois des préférences pour l'un ou l'autre des trois volumes. Val n'a pas encore embrayé sur le second.

Est-ce que vous irez voir le film lorsqu'il sortira ? Moi, pas sûr... je crois que j'ai envie de rester sur l'idée que je me suis faite des personnages, forcément différente du casting qui nous sera proposé...

Bon, après une lecture aussi haletante, qu'est-ce qu'on peut lire pour ne pas s'ennuyer ? Hum, vais plonger dans ma PAL...

23.3.08

La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, de Stieg Larsson (Millenium 2)

Le second tome de Millenium est encore plus déjanté que le premier.

Lisbeth Salander, la jeune et loufoque détective qui a aidé Blomkvist à éclaircir les mystères du premier opus est au centre de ce second tome... tellement au centre qu'elle va se retrouver accusée du meutre d'un journaliste et de sa compagne, traquée par la police et à la une de toute la presse suédoise.

On l'y voit réaliser de véritables exploits en matière de mystification, captation de flux financiers très à la limite de la légalité, capacités combatives... et bien sûr enquêtes tortueuses aux méthodes un brin tordues.

Mikael Blomkvist mène l'enquête en parallèle, mais cette fois-ci sans elle. Comme le lecteur, il veut croire qu'elle est innocente de ce dont on l'accuse. Mais le doute plane, nombre d'apparences sont contre elles, et surtout, Lisbeth refuse tout contact avec Mikael, qui ne comprend pas pourquoi...

Le suspens est donc toujours aussi haletant, les situations de plus en plus rocambolesques, et personnellement j'ai bien adhéré aussi à ce second tome.

Côtés bloggeurs, Camille a bien aimé même si elle trouve l'intrigue un peu dense, Emeraude est totalement emballée, à tous les sens du terme.
Côté presse, Livres Hebdo confirme que les ventes ne s'essoufflent pas, et dévoile que l'oeuvre sera adaptée au cinéma pour une sortie annoncée en 2009. Informations confirmées par BibliObs, qui donne les éléments chiffrés : plus de 700 000 ex déjà vendus en France fin janvier 2008...

31.1.08

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, de Stieg Larsson (Millenium 1)

Bon, pas beaucoup le temps de lire en ce moment... Travail toujours évidemment, mais aussi... retour en grâce du tricot et du crochet (si si, ne rigolez pas, ça me défoule du stress professionnel :-). Cependant, la trilogie de Stieg Larsson me faisait de l'oeil depuis un moment, notamment en raison de toutes les bonnes critiques qu'elle a reçu sur les blogs... et parce qu'en général, Actes Sud ne se trompe pas dans ses choix éditoriaux... enfin, fait des choix qui correspondent à mes goûts.

Et je ne suis pas déçue.

Bon, c'est un polar, donc interdiction de dévoiler les détails de l'histoire (de toute façon, je trouve que ça gâche toujours le plaisir quel que soit le livre). On peut juste dire qu'un journaliste économique, mis sur la touche après un procès en diffamation perdu face à un industriel, se fait embaucher par un autre industriel, officiellement pour écrire la biographie de la famille et de l'entreprise, mais en réalité pour tenter de comprendre comment sa nièce a disparu... il y a quarante ans. Il sera secondé par une jeune détective particulièrement douée pour "hacker" les ordinateurs, et au caractère pour le moins original.

L'histoire est très bien structurée, et quoique riche, on ne se perd jamais. Pas "d'impasse" ou d'incohérence dans l'intrigue, des rebondissements haletants, une alternance de rythmes rapides et plus lents qui laissent souffler le lecteur, des personnages bien campés et plutôt attachants bien que décrits sans complaisance excessive, et une écriture fluide. Bref, tout le plaisir qu'on peut attendre d'un bon livre.
Pour ma part, le fait qu'il se passe en Suède ajoute au plaisir : j'ai eu l'occasion d'aller deux fois à Stockholm, dans des conditions privilégiées d'ailleurs, et je suis par ailleurs grand amateur des films d'Ingmar Bergman. J'ai donc le plaisir d'identifier au passage quelques paysages connus, ou que je peux aisément me représenter, et j'aime bien, ça me dépayse.

Plus qu'à attaquer la suite, les deux autres tomes attendent déjà sur mon étagère (les histoires à épisodes, j'attends toujours que tout soit paru pour acheter, j'ai horreur de rester en suspens entre deux volumes).

Bon, évidemment, tout le monde aime, je ne suis pas originale pour un sou. Et il suffit de taper le nom de l'auteur dans un moteur de recherche pour trouver des centaines de pages. Je me contenterai donc de quelques liens qui vous permettront de vous faire une idée... sans vous noyer.
Côté critique professionnelle, Evène consacre un très bon dossier à la trilogie.
Côté bloggeurs, je vais me limiter à ceux qui sont dans mon Google Reader, et pardon si j'en oublie, il pourront se signaler en commentaire. Val le met en tête de son top 5 pour 2007. Cathe a lu les trois d'un coup. Comme moi, ce n'est pas une lectrice de polars, mais elle a aimé. Camille a beaucoup aimé aussi, et cite d'autres critiques.

Et vous, vous vous y mettez quand ?

25.6.04

La Frontière, de Patrick Bard

Je lis assez peu de romans policiers, ce n'est pas mon genre littéraire préféré. Mais celui-là est assez bien ficelé, bien documenté, et basé sur des faits réels qui donnent à réfléchir. Ce pourrait être une sorte de version romancée du "No Logo" de Naomi Klein : nous sommes dans les "maquiladoras" mexicaines, à la frontière des Etats-Unis, où les ouvrières sont employées dans des conditions scandaleuses pour produire les objets de consommation du monde occidental, des vêtements de marque à l'électro-ménager.
Patrick Bard ne nous fait pas la morale cependant : il nous livre des faits, emballés dans une intrigue qui nous tient en haleine d'un bout à l'autre de l'ouvrage... et digne des meilleurs romans noirs (il a d'ailleurs reçu le prix Polar Michel Lebrun 2002). Ames sensibles, s'abstenir, ça baigne dans l'hémoglobine et les vapeurs toxiques !
J'avoue une petite faiblesse pour la langue de cet auteur-là... mais là je cesse d'être objective, car je connais personnellement l'auteur, et je savoure de retrouver sous sa plume des expressions que j'ai entendues dans sa bouche, il y a quelques temps déjà : pour dire vrai, je l'avais un peu perdu de vue ces dernières années... lorsque j'ai eu la surprise d'entendre sa voix sur France Inter la semaine dernière. J'ai donc foncé sur mon Google préféré pour voir ce qu'il me racontait sur cet ami-là... et il y avait de quoi !
Je le connaissais surtout en tant que photographe, et j'ai aussi fait l'acquisition d'un de ces derniers livres de photos "Transsibériens", dans lequel il nous livre trois voyages dans ces trains mythiques que je rêve d'emprunter un jour (le bouquin reste nettement plus abordable que le voyage...)

Pour en savoir plus sur Patrick Bard et ses oeuvres, voici quelques liens :
- Une interview de l'auteur sur Arts Sombres
- Une présentation de Patrick Bard sur le site de l'agence Editing
- Une présentation et quelques photos de l'ouvrage "Transsibériens" sur Chambres Noires

Bonne lecture !
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