19.6.10

Sous les vents de Neptune, de Fred Vargas

Toujours aussi peu assidue sur ce blog... Ce qui ne veut pas dire que je ne lis pas, même si je ne consacre pas énormément de temps aux livres en ce moment...
Et toujours aussi anarchique dans mes lectures... enfin en réalité pas tant que ça : après un ouvrage bien sérieux en relation avec ma réflexion de citoyenne et mes missions professionnelles, je passe sans transition à de la pure détente.

Comme vous l'aurez sans doute remarqué (si toutefois j'ai encore des lecteurs réguliers en dépit de mes propres irrégularités), le polar a récemment pris davantage de place dans mes lectures. Parce que c'est distrayant et que j'ai besoin d'être distraite...

Ce fut donc l'occasion de me plonger dans un livre qui attendait sagement sur mes étagères depuis un bon moment, acheté si je m'en souviens bien à la FNAC un jour que je trainais dans le rayon "polars", parce que j'avais lu ou entendu du bien de Fred Vargas. Ce n'était ma foi pas usurpé.

J'ai fait la connaissance du commissaire Adamsberg, qui se trouve dans cet opus confronté à son passé, mais aussi à celui de son frère, à ses fantômes, mais aussi à la police scientifique canadienne, chez qui toute son équipe va faire un petit stage pour y découvrir toutes les techniques de pointe qu'elle utilise.

J'ai bien aimé le caractère parfois quasi fantastique de l'intrigue, ses invraisemblances, essentiellement liées à la perception du héros, émotionnellement perturbé par ce qui lui arrive, et pour la plupart dénouées au fil de la résolution de l'énigme. La personnalité d'Adamsberg est plutôt sympathique, sans doute parce qu'assez loufoque et peu conventionnelle tout en étant profondément humaine (donc très imparfaite), et on souffre pour lui de le voir emberlificoté dans une histoire qui risque de lui coûter sa carrière, sa raison, et peut-être sa vie même, les perspectives de se sortir de ce guêpier apparaissant assez minces pendant presque tout le roman.
Et bien évidemment, moi qui aime le Québec, les Québécois, et leur savoureuse manière d'accommoder la langue française, je me suis régalée du langage des flics canadiens.

Bref, si comme moi vous ne connaissez pas encore Vargas et que vous cherchez un bon polar, je crois que c'est une valeur sûre... et donc sans doute un bon plan à prévoir pour sa valise de vacances, d'autant que si le temps pourri continue de la sorte tout l'été, il sera indispensable d'avoir une provision de bonnes et distrayantes lectures pour se consoler de la baignade interdite et des randonnées gâchées par le froid et la pluie.

La petite recherche que je fais toujours après rédaction de mon billet sur un livre - assez superficielle ceci dit car il y a maintenant tant de choses sur le web que ça prendrait plus de temps pour lire tous les commentaires sur ce livre que le livre lui-même - réserve quelques surprises.

Deux lectrices québécoises relèvent de nombreuses inexactitudes et incohérences dans la restitution du "parler québécois" : Abeille, qui avait lu le billet de Karine, sur lequel je suis tombée aussi, en cliquant un peu au hasard sur les liens remontés par le moteur de recherche. Bien française, je ne suis pas bon juge, et je leur fais confiance. Je reconnais que je n'avais pas entendu la plupart de ces expressions lors de mes deux visites au Québec, et que vous ne les retrouveriez pas dans mes carnets de bord (1997 et 1999), où j'avais pris soin de relever le vocabulaire nouveau pour moi. Ceci dit, même si en d'autres circonstances je suis très attachée à l'exactitude, dans un roman policier, seule la vraisemblance m'importe... et d'ailleurs même les Québécoises ont bien ri, alors...

Aurore, qui a publié son billet il y a quelques jours, a bien aimé, Emilie aussi. Sur fluctuat.net, la critique de Sébastien est plus sévère... mais la note globale attribuée par les lecteurs est de 4/5. Il ne vous reste plus qu'à lire pour décerner la vôtre ! Le billet de Patrick sur Pol'art noir est plus lapidaire, mais vous y trouverez les critiques d'autres lecteurs, et une liste de livres du même auteur chroniqués sur le même site.

Pour en savoir plus sur Fred Vargas, vous pouvez lire sa page Wikipedia, où Sous les vents de Neptune a également sa propre page.

1 commentaire:

cathe a dit…

Bah moi je suis une inconditionnelle de Vargas depuis le début... ;-) Donc je te conseille tous es livres !

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