C'est peut-être parce que j'ai visité Pompéi et les musées archéologiques italiens que j'adore les romans et nouvelles qui s'inspirent de ces lieux, magiques et tragiques à la fois . Chaque lecture qui me donne l'occasion de convoquer à nouveau les images de ces visites, ravive mon envie d'y retourner encore pour flâner dans les villas de la cité endormie, est un plaisir en soi.
Et quand on découvre cette nouvelle dans la belle voix d'Anna Mouglalis, à écouter sur le site de la BNF, le plaisir est encore plus puissant.
Pour ma part, la nouvelle de Jansen me ravit. Elle entremêle la rêverie qui nous entraîne devant les beaux vestiges antiques, la risible prévention d'un jeune homme envers les femmes, son émouvante maladresse quand il rencontre celle qui lui fera changer d'avis, son aveuglement qui l'entraîne bien loin de chez lui alors que son bonheur logeait au coin de la rue.
Pas sûre d'avoir envie d'aller lire ce qu'en a pensé Freud, dont je suis devenue moins fan au fil des années, de l'expérience et de diverses lectures, qui me rendent circonspecte quant à son exacte appréciation de la psyché des femmes... et par contrecoup de celle des hommes...
Au demeurant, à mon avis, ce texte n'a pas besoin d'être explicité pour être apprécié, et il rassemble au demeurant bien des poncifs usés par la littérature... mais qu'on apprécie sans doute aussi parce qu'on les reconnaît et les décrypte si facilement.
En revanche, on a envie d'aller voir ou revoir le fameux bas-relief dont il est question, visible dans les musées du Vatican.
Bon, la fantasmagorie masculine ne se renouvelle pas énormément, mais puisqu'elle nous permet de hanter encore les rues dallées de Pompéi, je leur pardonne.


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